dimanche 8 avril 2007

J'ai enfin essayé la wii

Plusieurs mois après tout le monde j'ai enfin joué à la wii, lors d'une soirée chez des amis.

Il n'y a pas à dire, pour animer une soirée j'ai jamais rien vu de tel, c'est encore mieux que Singstar

Verdict :

-Rayman: je me suis fendu la gueule comme un idiot aux jeux "bouge ton corp", avec de la musique de pulp fiction ou de cindy lauper, c'était vraiment excellent.

-Le ping pong: c'est tout pourri, et j'ai été vachement déçu.

-Le duck hunt : assez marrant mais trop classique.

-Le tennis: très très fendart à plusieurs, même si on perçoit rapidement les limites du trucs.

-Le bowling :sans doute le jeu qui a le plus de finesse, et aussi marrant qu'une partie en vrai.


Maintenant comme c'était la première fois qu'on jouait on était en plein dedans, en faisant des grands gestes et tout, et je remarque qu'assis sur un canapé ça marche aussi, même si c'est beaucoup moins marrant.

Je comprend pourquoi le grand public est tellement fan de ça, c'est vraiment ENORME pour passer une soirée entre ami, j'ai limite jamais vu ça, et Nintendo, de par son audace, va être numéro 1, j'en suis à présent encore plus certains que depuis deux ans.

Sinon j'ai commandé une 360

2 commentaires:

Anonyme a dit…

il est vrai que la wi est un instrument permettant de passer une bonne soirée entre amis mais aussi permet aux amateurs de jeux vidéo d'avoir envie de connaitre le monde du jeu vidéo...

Complayment d'Objet Direct a dit…

Chaque joueur aujourd'hui semble vouloir que son jeu vidéo soit considéré comme une oeuvre d'art, puisqu' en accédant au statut d'oeuvre artistique, il se libère du jugement au 1er degré, des mauvais procès (socialement épuisants) et tout son contenu est alors ré-interpreté:
- la violence est perçue comme symbole, non comme déclencheur
- l'infantilisation n'accompagne plus la pratique de jeux mignons
- autres tares

Deux courants, selon moi, travaillent à cette promotion. Un premier mouvement ancien, puis l'autre dans un tout autre sens:

- par l'art purement vidéoludique, c'est-à-dire l'art du gameplay, du level-design, de l'interface intuitive, de masquer la linéarité, de l'IA etc...L'essence.
Et pour ça, il faut une base de données préalable pour établir la comparaison et apprécier. Il ne peut être appréhendé que par ceux qui jouent, qui ont l'expérience du jeu.

- par le 7ème art, c'est-à-dire l'art des effets, de la belle 3d réaliste, du rationnalisme, de l'hyper réalisme etc..et ne plus faire du jeu vidéo, seulement, de l'art pour lui-même mais parce qu'il ressemble au cinéma (égalitarisme par la technique et par la "Nouvelle Vague"). A ce niveau là, vivre suffit pour comprendre.



Du Norman Rockwell (peintre naturaliste) est plus saisissant qu'un immondice exposé en galerie d'art, pour un oeil non exercé (grand public). Inutile de tergiverser, l'art purement vidéoludique provoque le même effet.
Dans la même idée, le jeu vidéo reste une industrie et court vers le plus grand nombre et l'arrivée de la puissance intéressante de l'ère Playstation et ses soeurs, a permis de produire Norman Rockwell en série.
A l'époque, la critique spécialisée (défenseur de l'art purement vidéoludique) dans un biz à la Lorenzaccio, s'est sentie des affinités avec le choix des industriels, en considérant que plus tard, de l'adoption par le grand public de l'art purement vidéoludique découlerait la production industrielle. La presse décide donc dans un premier temps de très bien communiquer sur le jeu vidéo sous sa forme d'art 3d/réel et la présente presque comme celle qui ne devrait qu' être (Shenmue, beaux RPG nippons, Metal Gear Solid).
D'où le syllogisme:

public=art 3d/réel=jeu=art VL donc PUBLIC=ART VL,
avec art VL signifiant art purement vidéoludique.

les industriels permettant la transition
"art 3d/réel"-->"jeu" (sachant que le grand public aime naturellement l'art 3d/réel), avec la bénédiction de la presse spécialisée.
Puis cette dernière, le public éduqué, en quelques traits de stylo à plume:
"jeu"--->"art VL" et les industriels suivent dans ce sens.


Malgré le temps, le grand public, venu de cette manière, défend selon moi encore l'idée du jeu vidéo comme un art 3d/réel, d'abord.
Le conflit réside alors entre les signataires du Pacte (PUBLIC=ART VL).
Ceux qui laisseront au jeu vidéo le temps d'accéder au rang d'art pour ce qu'il sera, et les autres.
Les premiers pensent que le monstre (grand public+gamers), repu, se posera la question de son évolution. On restera éternellement à l'art 3d/réel? Peut-être, peut-être pas. Ils prennent leur mal en patience et pour ceux là, celui qui joue est un joueur, point à la ligne
(transition de "jeu"--->"art ???").
Les autres disent qu'il forceront la digestion, il est temps de le faire, les "vrais" jeux disparaissent
(transition de "jeu"--->"art VL ou purement vidéoludique").


L'avenir?
Là où le succès de la Wii est intéressant, c'est que l'utilisateur, quel que soit son passif, se pose la question:
"Est-ce que le gameplay est bon?", puisqu'il le ressent intuitivement.
La question de l'art purement vidéoludique est centrale sur cette console (mais là où le joueur expérimenté mettra un brin de mauvaise foi à la défendre, c'est qu'elle infantilise et c'est un procès qu'on lui a fait à lui auparavant).
Je comprends votre enthousiasme vis à vis de cette console car elle semble satisfaire cette partie du Pacte auquel vous avez pris part et elle donne une issue à une guerre intérieure chez tout gamer.